Charles Davis – 517th ASCo.

Le Vétéran Charles Davis est le prochain Vétéran à revenir pour la marche. Tous les bénéfices et donations seront intégralement utilisés pour financer son retour. Merci d’avance pour votre participation.
Veteran Charles Davis is the next Veteran to come to the walk. The entire benefits will be used in their entirety to finance his trip. Thank you in advance for your participation.
Charles Davis on V-Day, in Paris, 1945
Charles H. Davis, dit Chuck, est né à Pittsburgh, état de Pennsylvanie, États-Unis d’Amérique, le 17 novembre 1924. Il a un frère jumeau Albert M. Davis.

Au printemps 1943, il fut appelé sous les drapeaux et rejoignit Camp Mackall, état de Caroline du Nord, où il fut intégré à la 517th Airborne Signal Company, unité de la 17th Airborne Division nouvellement activée. Grâce à l’intervention de leur père auprès des autorités militaires, les deux frères ne furent pas séparés, s’entraînèrent ensemble et, au final, traversèrent la Seconde Guerre mondiale côte à côte. Titulaire du brevet « planeur », Charles effectua tous les déplacements de la division jusqu’en août 1944, lorsqu’elle quitta les États-Unis pour le Royaume-Uni.

Au début janvier 1945, suite à l’attaque allemande dans les Ardennes belges, la 17th Airborne Division se retrouve en première ligne à l’ouest de Bastogne. Charles opère en tant que spécialiste en communication à proximité de l’état-major du Général Miley, à Morhet. Il y resta pendant deux semaines avant de suivre l’avance de son unité vers le Grand-Duché de Luxembourg.

Retiré du front au début février, il se prépare avec ses camarades pour l’opération aéroportée Varsity, sur la rive est du Rhin, près de Wesel en Allemagne, le 24 mars 1945. Il y arriva par planeur avec l’équipement spécialisé propre à sa fonction. Jusqu’à la fin avril, il participa à l’avance de la division vers Münster puis, en un mouvement circulaire, arriva dans le bassin sidérurgique de la Ruhr. Pour lui, l’Armistice survint à Marxloh. Charles, toujours accompagné de son frère, fut transféré à la 82nd Airborne Signal Company de la 82ndAirborne Division qui occupait alors Berlin.

Au début 1946, l’armée le renvoya au pays où il fut démobilisé. Profitant du « GI bill », il reprit ses études avant de travailler pour la société Alcoa Steel jusqu’à sa retraite. Il vit à Centerville, état de l’Ohio, et rend fréquemment visite à son frère dans le Bronx, à New York. Des six paires de jumeaux que la 17th Airborne Division comptait pendant la Seconde Guerre mondiale, les frères Davis sont les derniers survivants.

Davis twins then & now
Charles H. Davis, nicknamed Chuck, was born in Pittsburgh, Pennsylvania, United States of America, on November 17, 1924. He has a twin brother named Albert M. Davis.

During the spring of 1943, Charles was drafted and traveled to Camp Mackall, North Carolina, where he served in the 517thAirborne Signal Company, a unit of the newly activated 17thAirborne Division. Their father convinced the Army not to separate the twin brothers. They trained together and made it all the way through WWII, side by side. Being a « Glider Wings » recipient, Charles followed the division until August 1944 when the outfit left the USA for the United Kingdom.

In early January 1945, due to the German offensive in the Belgian Ardennes, the 17th Airborne Division was sent to the front line west of Bastogne, Belgium. Charles served as a communication specialist close to General Miley’s Headquarters, in Morhet. He remained there for two weeks before moving out, step by step, to Grand-Duchy of Luxembourg.

His unit was relieved from the front line in early February. He and his comrades started preparing for Airborne Operation Varsity, which took place on the east bank of the Rhine River, close to Wesel, Germany, on March 24, 1945. He landed by glider with the equipment necessary to achieve his mission. Until the end of April, he participated in the advance of the division toward Münster then, following a twisted formation; he arrived in the Ruhr Valley. For him, VE-Day happened in Marxloh. Charles, always by the side of his sibling, was transferred to the 82nd Airborne Signal Company of the 82nd Airborne Division that was posted in Berlin.

In early 1946, the army sent him back to his homeland where he was honorably discharged. Taking advantage of the « GI Bill », he returned to school and eventually ended up working for Alcoa Steel until he retired. He lives in Centerville, Ohio, and frequently visits his brother in the Bronx, New York City. Out of the six pairs of twins that served in the 17th Airborne Division during WWII, the Davis brothers are the only ones still surviving.

Davis twins today

On the Footsteps of the 82nd Airborne Division – February 2017


Video credit Imageworx © 2017 by Marcel Bahnen

Article par Serge « McLos »

Comme chaque année, Février rime avec la marche commémorative « In the footsteps of the 82nd Airborne Division » et 2017 n’a pas fait exception, ce fut même un très bon cru. Cette année l’unité principalement mise à l’honneur par le parcours était le 508th PIR, même si nos semelles ont aussi foulé les traces du 505th PIR au Nord d’Arbrefontaine. C’est une nouvelle fois en étroite collaboration avec nos amis de la 2nd Armored In Europe que cette marche fut organisée.

L’idée novatrice de cette édition 2017 était de démarrer la marche très tôt, afin de profiter de l’obscurité et du calme pour atteindre tous nos objectifs en termes de reconstitution, mais aussi d’assurer notre participation active et notre soutien à cette marche initiée il y a 35 ans déjà par Emile LACROIX. Le parcours suivait dans sa première partie l’itinéraire du repli stratégique opéré la nuit du 24 décembre 1944 par la 82nd Airborne Division et plus particulièrement par le 508th PIR. Cette partie croisait également les traces des combats du 505th PIR au nord d’Arbrefontaine. La seconde partie allait, elle, nous mener sur l’itinéraire exact de la contre-attaque du 508th PIR des 6 et 7 janvier 1945, avec comme point d’orgue, la colline de Thier-du-Mont et son mémorial.

Rendez-vous était fixé le vendredi 16 février au gîte d’Arbrefontaine pour une bonne partie du contingent qui, une nouvelle fois, a répondu présent en nombre. C’est avec plaisir que nous retrouvons les visages connus de nos amis anglais, parmi lesquels aussi quelques nouvelles têtes. Nous retrouvons également deux amis français déjà habitués aux marches hivernales belges. Des Polonais, deux passionnés Irlandais et même un Finlandais nous ont également rejoints pour la première fois.

Après un premier repas en compagnie de l’équipe organisatrice ; nous ne tardons pas afin de préparer notre matériel et de nous coucher de bonne heure, car la journée de samedi sera longue et fatigante. D’ailleurs, après plusieurs heures de voyage, nos amis venus de loin, ne tardent pas à sombrer.
Samedi 0430 heures, réveil au gîte. Tout le monde est prêt rapidement et paré pour le départ à 0520 heures. Salle de Goronne, 05:45 Heures. Il fait encore nuit. Le temps est frais, légèrement humide mais les conditions sont bien meilleures que celles qu’ont connues les hommes du 508th PIR il y a plus de 70 ans. Notre groupe gonfle rapidement au fur et à mesure des arrivées des amis belges venus des quatre coins du pays. Après quelques formalités administratives de trésorerie, il est temps de former les rangs. Nous avons là un bel effectif, de quoi présenter une demi-compagnie à 2 Platoons et son staff de commandement composé du Captain MALLEN, de son radio et de son Runner. Les Platoons sont pris en charge respectivement par les 1st Lieutenant OLIVIER et STEEGEN. Nous avons en soutien une jeep pilotée par le S/Sgt BÜKI.

06 :20 heures ; départ. C’est dans l’obscurité et le calme de l’aube que nous sommes plongés dans l’ambiance nocturne du repli stratégique du 508th PIR depuis les hauteurs de Vielsalm, vers une nouvelle ligne de défense établie sur l’axe Fraiture – Bra – Basse-Bodeux – Trois-Ponts, le 24 décembre 1944. Notre colonne d’une cinquantaine d’hommes progresse dans un calme absolu, respecté par tous. Pour certains c’est là leur première expérience d’une progression de nuit sur un terrain parfois difficile et glissant, déséquilibré par le matériel et l’armement.

Les officiers sont rapidement confrontés à la difficulté de lire la carte, et surtout le terrain, dans l’obscurité qui allonge les distances et masque les chemins forestiers. Nous profitons de ces instants pour travailler les déploiements tactiques élémentaires et nous immerger dans le passé.
Le travail est évidemment difficile pour un groupe hétéroclite de passionnés d’histoire ; mais les choses se passent assez bien et les manœuvres sont exécutées avec beaucoup de sérieux. C’est un des moments privilégiés de cette édition, que tout le monde aura particulièrement apprécié à sa juste valeur. Nous débouchons ensuite sur les hauteurs nord d’Arbrefontaine ; théâtre des combats du 505th PIR, rappelés par une stèle érigée en mémoires des soldats tombés à cet endroit.

Le jour se lève à 07:30 heures et il est temps maintenant de faire une pause pour permettre à tout le monde de prendre un petit déjeuner bien mérité sur une aire de barbecue. Notre « Donut Girl » de l’ARC en profite pour nous distribuer quelques donuts. L’occasion aussi pour notre jeep de partir au ravitaillement pour le repas de midi. Il est déjà temps de reprendre la route et certains muscles nous rappellent déjà à leur existence. C’est à un rythme assez soutenu que nous progressons vers Gernechamps ou nous stoppons pour le lunch dans une cour de ferme typique que nous a dénichée notre chauffeur de jeep.

Nous retrouvons notre ami Marcel BAHNEN qui suivra nos pas jusqu’à Thier-du-Mont pour immortaliser notre reconstitution et notre progression reprend maintenant vers l’Est. Après une courte ascension d’un petit chemin nous pénétrons une succession de champs vallonnés au bout desquels se profile à l’horizon la colline boisée de Thier-du-Mont ; objectif du 508th PIR le 07 janvier 1945.

A partir de maintenant nous allons effectuer l’itinéraire exact de l’axe d’attaque du 508th PIR et plus nous nous approchons de la masse imposante et sombre du Thier-du-Mont et plus nous pouvons imaginer l’angoisse ressentie et l’effort accompli par ces hommes, à terrain découvert, face à une position solidement défendue et retranchée. Nous progressons tactiquement en tirailleur, nous appuyant mutuellement face à un ennemi inexistant. Les seules difficultés que nous rencontrons en l’absence de neige sont les multiples clôtures barbelées et le seul ennemi potentiel est un taureau de 600 kg pas trop belliqueux.

Au bout de 1.5 km de progression et de franchissements d’obstacles nous atteignons le monument de Thier-du-Mont, juste à temps pour souffler un peu avant la cérémonie à laquelle nous participons. Après son traditionnel speech ; Emile établira le contact par téléphone aux Etats-Unis avec Donald « Don » JAKEWAY (94 ans), vétéran du 508th PIR ayant participé à la charge de Thier-du-Mont. C’est un moment émouvant, rendu possible par l’évolution technologique, que de discuter avec ce vétéra, installé chez lui à des milliers de kilomètres, depuis les lieux où il a combattu en 1945.

Le retour à Goronne nous fait passer par la colline de Thier du Mont ou de nombreux foxholes, des deux belligérants ayant tenu cette hauteur, sont encore clairement visibles. C’est peu avant 1700 heures que les 20 Km de ce magnifique parcours sont bouclés. Certains ont dû puiser dans leurs forces et se surpasser pour arriver au bout de cette marche relativement sportive et il faut souligner leur effort, car il est une marque de respect pour ceux que nous honorons.

L’heure est au départ de la majorité des participants. Pour ceux qui restent, c’est par un repas convivial et une belle soirée que se clôturera cette longue journée chargée d’histoire, avant de voir tout le monde sombrer dans un sommeil lourd et profond. A mon humble avis, le compromis qui a été trouvé cette année et l’idée de démarrer avant l’heure officielle de départ, nous ont permis à la fois de nous immerger dans une belle reconstitution et de nous sentir pleinement impliqués dans l’évènement commémoratif.

Il faut aussi remercier tous les participants car, c’est indiscutablement la qualité, mais aussi le nombre, qui sont indispensables pour donner à ce genre de reconstitutions la consistance et la crédibilité nécessaires et voulues. Bravo à tous ceux qui se sont investis en coulisse pour organiser ce week-end. Cette édition était une réussite. Et merci, évidemment, à Emile LACROIX pour l’organisation de cette marche et l’énergie qu’il dépense à maintenir et entretenir la mémoire des « All Americans » dans nos Ardennes.

A l’année prochaine!!

English Version below


Photo credit courtesy of Roel Bryon

As every year, February is synonymous with the commemorative march « In the footsteps of the 82nd Airborne Division » and 2017 was no exception, it was even a very good one. This year the unit mainly honored by the itinerary was the 508th PIR; Even if our soles have also trampled the footsteps of the 505th PIR, north of Arbrefontaine. It was once again in close collaboration with our friends of the 2nd Armored in Europe that this march was organized.

The innovative idea of this 2017 edition was to start the march very early in order to take advantage of the darkness and the calm, to reach all our goals in terms of re-enactment but also to ensure our active participation and support for this march Initiated 35 years ago by Emile LACROIX.

The route followed in its first part the itinerary of the strategic retreat operated on the night of December 24, 1944 by the 82nd Airborne Division and more particularly by the 508th PIR. This part also crossed the traces of the fighting of 505th PIR north of Arbrefontaine. The second part was to lead us on the exact route of the 508th PIR counter-attack of January 6 and 7, 1945, with, as a highlight, the Their-du-Mont ridge and its memorial.

Rendezvous was taken on Friday 16 at the accommodation of Arbrefontaine for a good part of the contingent which, once again, joined us in number. It is with pleasure that we find the familiar faces of our English friends, among them also some new heads. We also find two French friends already “veterans” of to the Belgian winter marches. Poles, two Irish comrades and even a Finnish man also joined us for the first time. After a first meal with the organizing team, we do not delay to prepare our equipment and to go to bed early, for the day of Saturday will be long and tiring. After several hours of travel, our friends who come from far away, are not long to fall asleep.

Saturday 0430 hours, reveille at the billet. Everyone is ready quickly and prepared for a departure at 0520 hours. Goronne Hall, 05:45 Hours. It is still dark, the weather is cool, slightly damp but the conditions are much better than those experienced by the 508th PIR men over 70 years ago. Our group is rapidly expanding as Belgian friends arrive from all over the country.
After some administrative paperwork, it is time to form up the platoons. We have a nice team, enough to present a half company of 2 platoons and its command composed of Captain MALLEN, his radioman and his runner. The platoons are leaded by 1st Lt OLIVIER and STEEGEN respectively. We have a support jeep driven by the S/Sgt BÜKI.

06: 20 hours; departure. It is in the darkness and the calm of the dawn that we are immersed in the nocturnal atmosphere of the strategic retreat of the 508 PIR from the heights of Vielsalm towards a new main defense line established on the axis Fraiture – Bra – Basse-Bodeux – Trois-Ponts, on December 24, 1944. Our column of fifty men progresses in an absolute calm, respected by all. For some it is their first experience of a night progression on a terrain sometimes difficult and slippery, unbalanced by equipment and weapons. Officers are quickly confronted with the difficulty of reading the map, and especially the terrain, in the darkness that lengthens the distances and hides the forest tracks.

We take advantage of these moments to work on basic tactical deployments and immerse ourselves in the past. The work is obviously difficult for a heterogeneous group of history buffs, but things are going on quite well and the maneuvers are carried out very seriously. It is one of the special moments of this edition, which everyone will have particularly appreciated at its true value.

We then emerge on the northern heights of Arbrefontaine, the battle theater of the 505th PIR; Recalled by a monument erected in memory of the soldiers fallen at that place. The sun is rising at 7:30 am and it is now time to take a break to allow everyone to have a well-deserved breakfast on a barbecue area. Our « donut girl » of the ARC takes the occasion to distribute some donuts. The opportunity also for our jeep to go to get food for lunch.

It is already time to resume the road and some muscles remind us already of their existence. It is at a rather steady pace that we progress towards Gernechamps where we stop for lunch in a typical farm yard that our jeep driver found for us. We meet our friend Marcel BAHNEN who will follow our steps to Their-du-Mont to immortalize our re-enactment.

We now march towards the East. After a short ascent of a small path we penetrate a succession of undulating fields at the end of which stands the wooded hill of Their-du-Mont on the horizon; Objective of the 508th PIR on 7 January 1945. From now on, we will follow the exact route of the axis of attack of the 508 and the closer we get to the imposing and dark mass of Their-du-Mont ridge, the more we can imagine the anguish felt and the effort made by these men, attacking in open ground, facing a solidly defended and entrenched position.

We are progressing tactically in skirmisher, giving covering fire to each other against a non-existent enemy. The only difficulties we encounter in the absence of snow are the multiple barbed fences and the only potential enemy is a 600 kg quite calm bull. After 1.5 km of climbing and crossing obstacles we reach the monument of Their-du-Mont, just in time to take a breath before the ceremony. After his traditional speech; Emile will make contact in the US with Donald “Don” JAKEWAY (94 years old), veteran of the 508th PIR who participated in the attack of Their-du-Mont. It is a moving moment, only made possible by technological evolution, to discuss with this veteran, installed at his home thousands of miles away, from the place where he fought in 1945.

The return to Goronne takes us through Their-du-Mont ridge were many foxholes, of the two belligerents having occupied this height, are still clearly visible. It is a bit before 1700 hours when the 20 km of this magnificent march are eventually finished. Some have had to draw on their strengths and surpass themselves to reach the finish of this relatively sporting march and their effort must be emphasized, as it is a way of showing respect to those we honor. The time has come for the majority of participants to leave. For those who stay, it is by a friendly meal and a beautiful evening that this long day full of history will end, before seeing everyone sink into a heavy and deep sleep.

In my humble opinion, the compromise that was found this year and the idea of starting before the official departure time allowed us both to immerse ourselves in a beautiful reenactment and to feel fully involved in the commemorative event.

We must also thank all the participants because it is indisputably the quality; but also the number, which are essential to give this kind of re-enactment the necessary consistency and credibility. Congratulations to all those who have invested behind the scenes to organize this weekend. This edition was a success. And thank you, of course, to Emile LACROIX for organizing this march and for the energy he spends in keeping the memory of the « All Americans » in our Ardennes alive.

See you next year !!!

Wayne DeHaven – F/513th P.I.R.

Wayne Herbert DeHaven (ASN #37572909) naquit à Saint-Paul, Minnesota, le 15 juin 1923, de mère norvégienne et de père franco-canadien. Appelé à servir, il intégra l’armée des États-Unis d’Amérique le 19 juillet 1943. Wayne se porta très rapidement volontaire pour les troupes aéroportées et intégra la F Company, 2nd Battalion, 513th Parachute Infantry Regiment, un régiment indépendant installé à Fort Benning, Georgia. Après l’entrainement d’infanterie de base, il effectua dès la mi-octobre, l’entrainement spécifique aux parachutistes et obtint son brevet. Entretemps, le 15 novembre, son régiment fut attaché à la 13th Airborne Division. Pendant deux mois, le 513PIR stationna à Fort Bragg, North Carolina, avant d’être transféré à Camp Mackall, North Carolina, le 15 janvier 1944 où il devint Private First Class. Le 10 mars, alors qu’il participait aux grandes manœuvres dans le Tennessee, le régiment passa de la 13th à la 17th Airborne Division. Quelques jours plus tard, Wayne se retrouva à Camp Forrest, Tennessee, et suivit bientôt un cours destiné à former des spécialistes en communications, ce qui lui valut le grade de Technician Fifth Grade (Tec5). Il transita ensuite par Camp Myles Standish, Massachusetts, et embarqua à Boston le 20 août 1944 à destination de Liverpool, Royaume-Uni. À partir du 29 août, Wayne resta pour un mois environ à Tidworth Barracks, près de Windmill Hill dans le Wiltshire, après quoi, il arriva à Barton Stacey, près d’Andover, dans la Hampshire. Continuant à s’entrainer avec ses compagnons, il fut repéré par le Capitaine Marshall Reynolds, le nouveau commandant la compagnie F, qui le choisit comme son opérateur radio personnel. C’est ainsi qu’il intégra la section d’état-major de l’unité.
Wayne Herbert DeHaven (ASN #37572909) was born in Saint-Paul, Minnesota, on June 15th, 1923. His mother had Norge roots, and his father was French-Canadian. Drafted on July 19th, 1943, he volunteered for the airborne troops and joined F Company, 2nd Battalion, 513th Parachute Infantry Regiment, an independent regiment stationed at Fort Benning, Gerogia. After Basic Training, he went on the paratrooper training as from mid-October, and was awarded the Jump wings. On November 15th, his outfit was attachef to the 13th Airborne Division and for two months, the 513th P.I.R. was stationed at Fort Bragg, North Carolina, before being transfered at Camp mackall, North Carolina, on January 15th, 1944, when Wayne was promoted to Private First Class. On March 10th while he was part of the Tennessee maneuvers, his regiment was transfered from 13th to 17th Airborne Division, and few days later, Wayne was sent to Camp Forrest, Tennessee where he followed a communication specialist course, and was then promoted to Technician 5th Grade. He then went through Camp Myles Standish, massachusetts, and embarked to Boston on August 20th, 1944, to arrive Liverpool, United-Kingdom. As from August 29th, 1944, Wayne stayed for a month at Tidworth Barracks, near Windmill Hill, Wiltshire, and arrived at Barton Stacey near Andover, Hampshire. Continuing his training, he was spotted by Captain Marshall Reynolds, the new company commander of Fox Company, who chose Wayne as his own radio operator. That was how he joined the headquarters section of the Company.

Le 24 décembre, il arriva à Mourmelon, France, puis deux jours plus tard à Stenay. Son unité défendit la ville et la Meuse contre une éventuelle extension de l’offensive allemande dans les Ardennes belges qui avait débuté huit jours plus tôt. Le 2 janvier 1945, après un passage près de Montmedy, France et de Bercheux, Belgique, il descendit de camion à Morhet et rejoignit à pied le Bois de Fragotte au nord de Chenogne. Il monta en ligne à Monty et Mande-Saint-Étienne le lendemain, où son bataillon releva des éléments de la 11th Armored Division face à des blindés et de l’infanterie allemande. Wayne fut engagé au combat pour la première fois le matin du 4 janvier, dans les champs et les bois entre Mande et Flamisoul. Malgré un relatif succès initial, le contact avec l’ennemi fut rude et son bataillon dut battre en retraite face aux panzers en fin d’après-midi. Les pertes furent lourdes. Pendant les deux jours suivants, son unité résista à plusieurs assauts allemands venant de Flamièrge, tentatives destinées à prendre Mande, le Bois de Fragotte et le Bois des Valets. Le 7 janvier, partant de ces deux bois, Wayne DeHaven suivit sa compagnie lors de l’attaque de la colline 510 au sud de Flamièrge. Au plus les parachutistes approchaient du sommet, au plus les tirs d’artillerie allemands s’intensifièrent. Wayne fut victime d’éclats d’obus qui lui lacérèrent l’arrière de la tête et le dos. La lourde radio qu’il portait sur le dos absorba la majorité des impacts, autrement son sort eut été tout différent. Lors de sa convalescence, il séjourna dans plusieurs hôpitaux militaires en Belgique, en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Wayne fut démobilisé à Battle Creek, Michigan, le 7 octobre 1945.
On December 24th, 1944, he arrived at Mourmelon, France, and two days later at Stenay. His unit defended that town along the Meuse River against an expected spillover of the German offensive in the Ardennes that started eight days earlier. On January 2nd, 1945, after a short period at Montmédy, France, and at Bercheux, Belgium, he jumped out of a truck at Morhet and reach the Fragotte Woods, north of Chenogne. He went on the front line at Monty and Mande-Saint-Etienne the day after., where his battalion relieved elements of the 11th Armored Division, facing German armor and infantry. Wayne was engaged for his first time on the morning of January 4th, in the fields and woods between Mande-Saint-Etienne and Flamisoul. Despite an initial success, contact with the enemy was tough and his battalion had to pull back in front of German Panzers in late afternoon. Losses were numerous. During the two following days, his unit held several German attacks coming from Flamièrge, trying to take Mande-Saint-Etienne, Fragotte Woods and Valets Woods. On January 7th, starting from these woods, Wayne DeHaven was following his company during the attack on Hill 540 South of Flamièrge. The closest the troopers were from the high grounds, the heaviest the enemy artillery fire were. Wayne was hit by shrapnells that hit the rear of his head and back. His heavy radio that he was carrying on his back absorbed the main impacts, and saved his life. During his recover period, he was carried in several military hospitals in Belgium, France, United Kingdom and United States. Wayne was honorably discharge at Battle Creek, Michigan, on October 7th, 1945.

Le Technician Fifth Grade Wayne H. DeHaven est crédité de la campagne “Ardennes-Alsace”. Il est également titulaire des décorations suivantes : Parachute Badge, Combat Infantryman’s Badge, Purple Heart, Good Conduct Medal, American Theater Medal, European – African – Middle Eastern Theater Medal with one Bronze Star.

Technician Fifth Grade Wayne H. DeHaven is credited of the Ardennes-Alsace Campaign. He was awarded the Parachute Badge, Combat Infantryman’s Badge, purple Heart, Good Conduct Medal, American Theater Medal, European – African – Middle Eastern Theater Medal with one Bronze Star.